L’amour, la vie

Le soleil était levé depuis peu, je te regardais les yeux encore un peu brumeux. Je caressais tes cheveux, ton visage, ta bouche. Tes lèvres si sensuelles que j’aime embrasser. Je ne pensais plus à rien. Je passais ces quelques secondes à graver en moi ton visage. Un sourire un brin naïf se lisait sur mon visage. J’ai aimé cette nuit. Tes mains délicates parcourant mon corps, qui ont su se faire ferme quand il le fallait. Ce n’était pas si mal pour une première fois, pour la découverte de nos corps imparfaits qui ont su se parfaire l’un en l’autre. Je me sens bien, reposée malgré une nuit quelque peu agitée. Je ne voulais pas mais maintenant, en écrivant ces lignes, je ne peux m’empêcher de penser. Penser à la situation qui se veut compliquée, en apparence du moins.
Je me remémore nos discussions, ses phrases sans importances que tu as dites et qui résonnent encore en moi. Ces phrases qui me troublent et me perdent. Ces phrases qui me laissent croire que ce ne sera pas que pour les vacances. Mais la réalité me rattrape. Et l’issue est toujours la même, dans chacun des scénarii que j’imagine. Il ne faut pas que ça se sache, juste profiter du moment présent pour ne tirer que le meilleur de la situation. Alors c’est ce que j’essaie de faire. Ça ne m’empêchera pas de penser, ça ne fait pas mal de penser de temps en temps.
Puis, je crois que j’aime m’échapper au creux de mon imagination. Pour ne pas salir la situation, je préfère l’enjoliver et y cacher quelques sentiments. Les cacher profondément, au fond de mes yeux, eux seuls pourraient me trahir pour celui qui sait les regarder. Il n’y a rien à traduire, il suffit juste de lire. Le regard est un langage qui ne ment pas, comme le corps et nos gestes qui nous mettent à nus. Maladroitement nous essayons de les cacher, mais la vérité est éclatante à celui qui veut le voir.
Pourtant, il arrive qu’il vaille mieux fermer les yeux pour se laisser bercer par l’illusion du moment. Ce n’est pas se mentir, non, juste créer de la magie en cet instant. C’est plus romantique. Même si elle nous rattrape toujours, il n’est pas mauvais de fuir la réalité un court instant. En cet instant précis, je pense à toi et tu me manques. À moins que ce ne soit que ces instants de tendresses et d’intimités qui me manques. Bien sûr, dans le fond, je sais très bien ce qui me manque le plus. Mais le manque, le désir, la frustration font grandir. Une fois le désir assouvi, il disparait.
Il parait que le plaisir est dans l’attente. Ce n’est pas entièrement faux. Fantasmer ton retour me plait. Je m’impatiente de te revoir, pas seulement pour le côté charnel, parce que j’aime passer du temps avec toi ? J’aime te sentir près de moi. J’aime le son de ta voix et bien d’autres choses encore. Mais ça non plus, il ne faut pas que ça se sache. Le mystère est nécessaire, ne pas trop se dévoiler permet de se protéger aussi. Enfin… il parait.
Deux jours entiers à t’attendre et te voilà de nouveau près de moi. La chaleur au fond de ma poitrine brûle tout mon corps. Je ne peux plus me cacher derrière mes barrières et mon blindage. Je suis amoureuse. Amoureuse d’un homme merveilleux. Il est là, à mes côtés, sans que je lui parle il me comprend. Il devance mes moindres désirs et en un regard je connais les siens. Il est l’âme soeur, mon ami, mon amant, mon mari, mon dieu.
Il y a des hauts et des bas bien sur mais il y a des choses qui ne trompent pas. Je ne sais pas si tout est écrit. Il parait qu’il existe un coeur pour chaque être. Aujourd’hui, nous nous sommes trouvés. Je souhaite à tous les gens qui liront ces lignes de trouver ce même bonheur, ce même amour à l’unisson. Des cris, des pleurs, de joie et de malheur. L’amour… LA VIE.

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